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Sainl-Edme. 345
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ment relatifs aux spectacles forains. Malheureusement pour la prospérité de leur théâtre, Saint-Edme et sa femme eurent diverses discussions avec la dame Baron relativement à ce privilège de l'Opéra-Comique qu'ils prenaient ensemble, et ces querelles nuisirent d'une manière sensible à leurs intérêts ; d'ailleurs la somme annuelle à payer à l'Académie Royale de musique était écrasante (16,000 livres d'abord, puis 35,000 livres), et en 1718 Saint-Edme et sa femme se retirèrent complétement ruinés.
(Memoires sur les Spectacles lie ln Foire, I, 21 J.)
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I
L'an 1712, le jeudi 4 août, environ les fix heures de relevée, nous Céfar-Vincent Lefrançois, etc., ayant eu avis qu'il y avoit eu du bruit dans le préau dc la foire St-Laurent au jeu occupé ci-devant par la veuve Maurice, nous y étant tranfporté, fe font préfentés à nous le fleur Louis Gauthier de St-Edmc et demoifelle Marie Duchemin, fon époufe : Lefquels nous ont fait plainte et dit qu'ayant fait toutes les avances pour l'établiffement et exploitation dudit jeu, fe trouvant à la principale porte du jeu où nous fommes, eft entré le nommé Belmont, gendre du fleur Octave, et fa femme, fans payer. Lui ayant remontré qu'il n'avoit aucun droit de faire entrer perfonne fans payer, attendu que journellement ledit Belmont et ledit fleur Octave faifoient entrer quantité dc perfonnes fans payer, les faifant placer dans les meilleures places ; ce qui leur faifoit un tort confidérable, ledit Belmont ayant aperçu la demoifelle plaignante lui a pris le bras qu'il lui a tourné avec tant de violence que s'étant
mise à crier il l'a traitée dc b.........de p....., de gueufe ct en même tems
l'a frappée d'un coup de poing dans le vifage en jurant le faim nom de Dieu, répétant fouvent les mêmes injures, la menaçant de la tuer ainfl que le fleur plaignant, difant que le fleur Octave^ fon beau-père, étoit le maître du jeu ct que, par conféquent, il feroit entrer tout le monde qui lui plairoit et quc le premier garde qui feroit affez hardi dc l'en vouloir empêcher, il lui donneroit de fon épée au travers du corps. Ce qui furprend d'autant plus les plaignant que lefdits Octave et Belmont, fon gendre, n'ont aucun intérêt dans l'établiffement et exploitation dudit jeu, mais feulement ledit fleur Octave ctl gagifte ; auquel les acteurs et ceux qui font employés dansledit jeu ne veulent point avoir affaire, leur faifant querelles et les maltrait-mt de paroles. Ce qui fait un tort confidérable à l'exploitation du jeu. Entendant fe pourvoir contre ledit Octave pour le faire expulfer dudit jeu, attendu que les joueurs ont me-
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